VIDEOTOPSIE #21 – BLACK LAGOON #2
VIDEOTOPSIE #21 – BLACK LAGOON #2

Nous y sommes, Vidéotopsie a poussé son dernier soupir et il était chargé : 225 pages d’un râle d’amour ininterrompu pour le cinéma bis. Bien qu’il s’agisse d’un bouquet final, le légiste n’a pas changé de formule et, plutôt qu’un opus thématique sur le modèle des encyclopédiques numéros 18 et 20, propose un retour à la variété avec un menu gargantuesque.

 

On profitera non pas d’un mais de 4 dossiers thématiques explorant les carrières d’Umberto Lenzi (interview à l’appui), d’Amando De Ossorio (dont la carrière en dehors des templiers aveugles méritaient un coup de projo), d’Antonio Isasi et de Tom Gries.  Lynn Lowry (SHIVERS, SCORE, THE CRAZIES…) confie à Patrick Callonnec ses secrets de carrière, Jerôme Ballay explore les dessous de la production du DÉMON AUX TRIPES allias CHI SEI ? (c’est l’plombier), EXORCISTE transalpin qui a le mérite de ne pas être un rip-off du film de Friedkin mais un proche cousin conçu au même moment, et à sa suite pleuve les « reviews bis ». En ouverture de ce rendez-vous traditionnel, AMITYVILLE : THE AWAKENING de Franck Khalfoun nous rappelle que si le n°18 est clos, la porte du 112 est toujours ouverte. Laissons-en un peu de côté pour la surprise de ceux qui n’auraient pas encore tourné toutes les pages, soulignons seulement le caractère un peu plus solennel d’une préface confiée aux bon soins de Didier Lefèvre (MEDUSA FANZINE et HAMMER FOREVER) et Augustin Meunier (BLACK LAGOON et la confortable TOXIC CRYPT) qui se fendent de témoignages dont la simplicité (pas d’effets de pathos et d’adieux larmoyants) et le contenu leur permettent d’être à la fois personnels et le reflet des expériences vidéotopsiennes de nombre d’entre nous. Le gros morceau de ce numéro n’est pas consacré à un réalisateur, un acteur ou un genre, mais au fanzine lui-même : en guise de conclusion c’est l’histoire, non pas d’une vie mais d’un projet et d’une passion que nous raconte David Didelot, autopsieur pour une fois autopsié, quelle meilleure manière de tirer le rideau ?

 

Dans la vie il n’y a pas que des fins, il y a aussi des débuts et il y a quelques temps nous évoquions ceux de BLACK LAGOON, progéniture monstrueuse d’Augustin Meunier et Jérôme Ballay, qui confirme le caractère incontournable de son blaze avec un nouveau numéro encore meilleur que le premier. Ce n’est pas pour minimiser la réussite d’un n°1 qui nous avait déjà convaincu d’embarquer pour l’aventure, mais l’aîné a à peine appris à marcher que son petit frère précoce court déjà devant, exhibant sous toutes les coutures le monde fou de Jim Wynorski, la vie de Klaus Kinski selon ses termes, les aventures de la créature du marais, le triomphe et la chute d’un programme TV américain des 90’s qui fait rêver et le cinéma du brésilien Ivan Cardoso. On plonge donc sans hésiter au fond du lagon noir et on se réjouit de l’esprit iconoclaste et incorrect de l’affaire. Il n’y a rien de tel que la passion communicative des concepteurs et de leurs collaborateurs pour satisfaire nos envies d’ailleurs.

Gabriel Carton

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